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L'auteure

Hélène Girard-Bodet

Des copies doubles à grands carreaux, aux coins jaunis, une écriture à l’encre bleue de stylo plume :

C’est la première trace de mes poèmes retrouvés lors d’un récent déménagement. Ils datent de 1994. J’avais 15 ans. Déjà je parlais d’amour, d’amitié et de la mort. Ces sujets de questionnement ont très tôt beaucoup occupé mon esprit et remué mon âme.

Déjà j’avais envie et besoin de poser mes maux en vers.

 

Depuis l’adolescence j’ai toujours beaucoup écrit : des échanges épistolaires avec mes amis, mes amoureux, des journaux intimes et quelques poèmes. J’ai toujours aimé ou eu besoin de m’inventer des histoires, de déposer par écrit ce que je ressentais, ce que je ne comprenais pas, ou au contraire, ce qui devenait limpide, douloureux ou salvateur.

Outre ce besoin viscéral d’écrire, j’aime les mots. La langue française déroule un tapis rouge d’assemblages, de créations, d’articulations. Le sens des mots, littéral, me passionne, mais encore plus celui qu’on camoufle derrière, en laissant un subtil lecteur tomber dessus…

J’aime ce qu’on peut faire dire à un texte, ce qu’un personnage de roman peut nous révéler de nous-même, l’émotion qui nous traverse dans un dénouement, l’excitation de démarrer un livre, la nostalgie de le finir. Ou le soulagement parfois !

J’ai toujours vu le livre comme un outil, d’apprentissage, de compréhension, de soi, du monde ; mais aussi comme une œuvre d’art, le support de l’expression de notre profondeur.

 

Autodidacte, je suis amoureuse des livres et des mots.

 

En avançant dans la vie adulte je n’ai plus écrit de poèmes, mais toujours rempli des cahiers de mes (mésa)aventures introspectives.

Il y a quelques années, j’ai entamé un grand virage intérieur et professionnel en m’orientant vers le soin et l’accompagnement. A ce moment-là j’ai recommencé à transcrire en vers, en proses, mes émotions, mes peurs, mes compréhensions, mes hurlements intérieurs et mes joies de libération.

 

L’écriture exutoire a pris une autre dimension. J’ai réalisé à quel point je prenais du plaisir à écrire, à quel point ça me faisait grandir.

Ecrire m’était devenu vital.

Mon écriture devenait de plus en plus « lisible ». C’est-à-dire qu’elle ne s’adressait plus seulement de moi à moi, elle pouvait désormais ne plus m’appartenir et aller se balader sous les yeux d’autres lecteurs qui y trouveraient peut-être aussi le plaisir de percevoir l’Essence derrière le sens des mots.

 

Associée à mon travail d’accompagnante, j’ai réalisé la puissance alchimique que comporte l’écriture :

Prendre les maux, les mettre en mots pour en tirer du sens, une résilience, une libération : une véritable transmutation.

Il est alors devenu évident que je devais partager mes textes.

 

La vie, juchée d’expériences, est ma source d’inspiration quotidienne. Ce que je ressens, perçois et intègre en moi, m’inspirent. Mes douleurs, mes joies, mes doutes, mon observation de l'humain, l’amour, la vie, la désillusion, la Terre... autant de flacons dans lesquels tremper ma plume.

 

Parfois très personnels, empiriques, parfois totalement imaginaires et universels, j’aspire aujourd’hui à partager mes écrits, juste pour le plaisir de lire, ou pour l’impulsion de percevoir les messages des mots.

Je suis une écriveuse ! Ecrivain-éveilleuse. Mon premier recueil frôle le récit initiatique, mais j'ai aussi sous le coude des écrits "simplement" littéraires, pour assouvir cette passion d'assembler les mots, de raconter des histoires et faire vivre des sensations.

 

Je donne aujourd’hui à l’écriture toute la place dont elle a besoin dans ma vie et ose espérer que ce que j'écris puisse vous donner plaisir et éclairer d'autres chemins que le mien.​

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